"Lisez cette œuvre et faites-la lire"
Jésus (Chapitre 38, Volume 10 ) à propos de
l’Évangile tel qu’il m’a été révélé.

L'Évangile de la Messe St Pie V
et l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta.
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Dimanche 1 mai 2016, Saint Joseph Artisan, époux de la Bse vierge Marie

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,54-58.
En ce temps-là , étant venu dans son pays, Jésus les instruisait dans leurs synagogues, de sorte qu'ils étaient dans l'admiration et disaient : « D'où viennent à celui-ci cette sagesse et ces miracles ?
N'est-ce pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie, et ses frères Jacques, Joseph, Simon et Judas ?
Et ses sœurs, ne sont-elles pas toutes chez nous ? D'où lui vient donc tout cela ? »
Et il était pour eux une pierre d'achoppement. Mais Jésus leur dit : « Un prophète n'est sans honneur que dans sa patrie et dans sa maison. »
Et il ne fit pas là beaucoup de miracles à cause de leur incrédulité.
Extrait de la Traduction de l'évangile selon le missel catholique Romain Tridentin.
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 4, Ch 109, p 126 - CD 4 -
De nouveau la synagogue de Nazareth, le jour du sabbat, cependant.
Jésus a lu l'apologue contre Abimélech et termine avec les paroles: “"qu'il sorte de lui un feu, et qu'il dévore les cèdres du Liban".” Puis il rend le rouleau au chef de la synagogue.
“Le reste, tu ne le lis pas? Ce serait bon pour faire comprendre l'apologue” Lui dit ce dernier.
“Ce n'est pas nécessaire. Le temps d'Abimélech est très lointain. J'applique au moment présent l'apologue antique.
Écoutez, gens de Nazareth.
Vous connaissez déjà, par les enseignements du chef de votre synagogue, les applications de l'apologue contre Abimélech. En effet, il a été instruit en son temps par un rabbi et celui-ci par un autre encore et ainsi de suite au cours des siècles, et toujours avec la même méthode et les mêmes conclusions.
De Moi, vous entendrez une autre application. Et je vous prie, du reste, de savoir appliquer votre intelligence et ne pas être comme les cordes disposées sur la poulie du puits, et qui tant qu'elles ne sont pas usées vont de la poulie à l'eau, de l'eau à la poulie sans jamais pouvoir changer. L'homme n'est pas un cordage lié, ni un instrument mécanique. L'homme est pourvu d'un cerveau intelligent et il doit s'en servir par lui-même selon les besoins et les circonstances.
Car si la lettre de la parole est éternelle, les circonstances sont changeantes. Malheureux les maîtres qui ne savent pas vouloir la fatigue et la satisfaction d'en faire sortir à chaque fois un enseignement nouveau, c'est-à-dire l'esprit que les paroles anciennes et sages contiennent toujours. Ils seront semblables à l'écho qui ne peut que répéter dix et dix fois un seul mot sans rien y mettre du leur.
Les arbres, c'est-à-dire l'humanité représentée par le bois où se trouvent les arbres, les arbustes et les herbes, éprouvent le besoin d'être conduits par quelqu'un qui se charge de toutes les gloires mais aussi, et cela pèse bien davantage, de toutes les charges de l'autorité, d'être responsable du bonheur ou du malheur de ses sujets, le responsable auprès des sujets, auprès des peuples voisins et, ce qui est redoutable, auprès de Dieu. Car les couronnes, ou les hautes situations sociales quelles qu'elles soient, sont données par les hommes, c'est vrai, mais avec la permission de Dieu, sans l'agrément duquel aucune force humaine ne peut s'imposer. C'est ce qui explique les changements impensables et imprévus de dynasties qui semblaient éternelles et de puissances qui semblaient intouchables et qui, quand elles dépassèrent la mesure dans leur rôle de punitions ou d'épreuves pour les peuples, ont été renversées par eux avec la permission de Dieu, réduites à n'être plus rien que poussière, parfois fanges d'égout.
J'ai dit: les peuples sentent le besoin d'élire quelqu'un qui se charge de toutes les responsabilités, envers les sujets, envers les nations voisines et envers Dieu, ce qui est le plus redoutable de tout.
Le jugement de l'histoire est terrible, et c'est en vain que les intérêts des peuples cherchent à le changer, car les événements et les peuples futurs le rendront à sa vérité première, terrible, mais plus dur est le jugement de Dieu qui ne subit aucunes pressions et qui n'est pas sujet à des changements d'humeur ou de jugement, comme trop souvent les hommes le sont, et encore moins sujet à des erreurs de jugement. Il faudrait donc que ceux qui sont élus pour être les chefs de peuples et les créateurs de l'histoire agissent avec la justice héroïque qui est propre aux saints pour n'être pas déshonorés dans les siècles futurs et punis par Dieu dans les siècles des siècles.
Mais, revenons à l'apologue d'Abimélech.
Les arbres donc voulurent élire un roi et allèrent trouver l'olivier. Mais ce dernier, arbre sacré et consacré à des usages surnaturels à cause de l'huile qui brûle devant le Seigneur et a une place prépondérante dans les dîmes et les sacrifices, qui fournit son huile pour former le baume saint pour l'onction de l'autel, des prêtres et des rois, et descend avec des propriétés, je dirais de thaumaturgie, dans les corps ou sur les corps malades, celui-ci répondit: "Comment puis-je manquer à ma vocation sainte et surnaturelle pour m'abaisser aux choses de la terre?"
Oh! la douce réponse de l'olivier!
Pourquoi n'est-elle pas apprise et pratiquée par tous ceux que Dieu choisit pour une sainte mission, au moins par eux, je dis au moins? Parce que, en vérité, il faudrait bien qu'elle soit dite par tout homme pour répondre aux suggestions du démon, étant donné que tout homme est roi et fils de Dieu, doué d'une âme qui le rend tel, royal, filialement divin, appelé à un destin surnaturel. Il a une âme qui est un autel et une demeure. L'autel de Dieu, la demeure où le Père des Cieux descend pour recevoir l'amour et le respect de celui qui est fils et sujet. Tout homme a une âme, et toute âme, étant un autel, fait de l'homme qui la contient un prêtre, gardien de l'autel, et il est dit dans le Lévitique: "Que le prêtre ne se contamine pas".
L'homme donc aurait le devoir de répondre à la tentation du Démon, du monde et de la chair: "Puis-je cesser d'être spirituel pour m 1 occuper de choses matérielles et qui portent au péché?"
Les arbres allèrent alors trouver le figuier en l'invitant à régner sur eux. Mais le figuier répondit: "Comment puis-je renoncer à ma douceur et à mes fruits si savoureux pour devenir votre roi?"
Nombreux sont ceux qui se tournent vers celui qui est doux pour l'avoir comme roi, pas tant par admiration pour sa douceur que parce qu'ils espèrent qu'à force d'être doux il finira par devenir un roi de comédie duquel on peut attendre tout consentement et avec lequel on peut se permettre toutes libertés.
Mais la douceur n'est pas la faiblesse, c'est la bonté. Elle est juste, intelligente, ferme. Ne confondez jamais la douceur avec la faiblesse. La première est une vertu, la seconde un défaut. Et parce qu'elle est une vertu, elle communique à celui qui la possède une droiture de conscience qui lui permet de résister aux sollicitations et aux séductions humaines, attentives à le tourner vers leurs intérêts, qui ne sont pas les intérêts de Dieu. Elle demeure à tout prix fidèle à sa destinée.
Celui qui est doux ne rejettera jamais avec âpreté les réprimandes d'autrui. Il ne repoussera jamais avec dureté celui qui le réclame. Mais en pardonnant et en souriant, il dira toujours: "Frère, laisse-moi à ma douce destinée. Je suis ici pour te consoler et t'aider, mais je ne peux devenir un roi tel que tu l'envisages parce que je me soucie et me préoccupe d'une seule royauté, pour mon âme et la tienne: de celle de l'esprit".
Les arbres allèrent trouver la vigne et lui demandèrent d'être leur roi. Mais la vigne répondit: "Comment puis-je, moi, renoncer à être l'allégresse et la force pour devenir votre roi?"
Être roi, à cause de la responsabilité et des remords, car plus rare que le diamant noir est le roi qui ne pèche pas et ne se crée pas des remords, cela amène toujours à s'obscurcir l'esprit. La puissance séduit tant qu'elle brille de loin comme un phare, mais quand on l'a rejointe, on voit que ce n'est qu'une lumière de luciole et non d'étoile.
Et encore: la puissance n'est qu'une force liée par les mille cordages des mille intérêts qui s'agitent autour d'un roi. Intérêts des courtisans, intérêts des alliés, intérêts personnels et de la parenté. Combien de rois se jurent, pendant que l'huile les consacre: "Moi, je serai impartial" et ensuite, ils ne savent pas l'être? Comme un arbre puissant qui ne se révolte pas au premier embrassement du lierre tendre ou fin en disant: "Il est si faible qu'il ne peut me nuire" et même il se plaît à en être enguirlandé et d'en être le protecteur qui le soutient quand il s'élève, souvent je pourrais dire: toujours, le roi cède au premier embrassement d'un intérêt courtisan, allié, personnel ou de parenté qui se tourne vers lui, et il se plaît à en être un munificent protecteur. "C'est si peu de chose!" dit-il quand la conscience lui crie: "Gare à toi!" et il pense que cela ne peut pas lui nuire ni dans sa puissance, ni dans son renom. L'arbre aussi le croit. Mais un jour vient où, branche après branche, croissant en force et en longueur, croissant par sa voracité de sucer la sève du sol et de monter à la conquête de la lumière et du soleil, le lierre embrasse tout entier l'arbre puissant, l'accable, l'étouffe, le tue. Et il était si faible! Et lui était si fort!
Pour les rois aussi, c'est la même chose. Un premier compromis avec sa propre mission, un premier haussement d'épaules à la voix de la conscience parce que les louanges sont douces, parce que l'air de protecteur que l'on recherche est agréable, et il vient un moment où le roi ne règne pas mais où règnent les intérêts des autres et ils l'emprisonnent, le bâillonnent jusqu'à l'étouffer, et ils le suppriment si, devenus plus forts que lui, ils voient qu'il n'est pas pressé de mourir.
L'homme ordinaire aussi, toujours roi en son esprit, se perd s'il accepte une royauté inférieure, par orgueil, par avidité. Et il perd sa sérénité spirituelle qui lui vient de l'union avec Dieu. Car le Démon, le monde et la chair peuvent donner un pouvoir et une jouissance illusoires, mais aux dépens de l'allégresse spirituelle qui lui vient de l'union avec Dieu. Allégresse et force des pauvres en esprit, vous méritez bien que l'homme sache dire: "Et comment puis-je accepter de devenir roi dans mon être inférieur si, en arrivant à m'allier avec vous, je perds la force et la joie intérieure et le Ciel et sa royauté vraie?"
Et ils peuvent dire encore ces bienheureux pauvres en esprit qui ne visent qu'à posséder le Royaume des Cieux et méprisent toute richesse qui n'est pas ce royaume, et ils peuvent dire aussi: "Et comment pourrions-nous en venir à amoindrir notre mission qui est de faire mûrir des sucs fortifiants et porteurs de joie, pour cette humanité, notre sœur qui vit dans le désert aride de l'animalité et qui a besoin d'être désaltérée pour ne pas mourir, pour être nourrie de sucs vitaux comme un enfant privé de nourrice? Nous Sommes les nourrices de l'humanité qui a perdu le sein de Dieu, qui erre, stérile et malade, qui en arriverait à la mort désespérée, au noir scepticisme, si elle ne nous trouvait pas nous qui, par le joyeux labeur de ceux qui sont libres de toute attache terrestre, nous ne leur donnions pas la certitude qu'il existe une Vie, une Joie, une Liberté, une Paix. Nous ne pouvons renoncer à cette charité pour un intérêt mesquin".
Les arbres s'en allèrent alors vers la ronce. Elle ne les repoussa pas mais leur imposa un pacte sévère: "Si vous me voulez pour roi, venez au-dessous de moi. Mais, si vous ne voulez pas le faire, après m'avoir élue, je ferai de toute épine un tourment ardent et je vous brûlerai tous, même les cèdres du Liban".
Voici la royauté que pourtant le monde regarde comme vraie! L'humanité corrompue prend la tyrannie et la férocité pour la vraie royauté, alors que l'on considère la douceur et la bonté comme de la sottise et de la bassesse.
L'homme ne se soumet pas au Bien, mais il se soumet au Mal. Il en est séduit et en conséquence il en est brûlé.
C'est l'apologue d'Abimélech.
Mais Moi, je vous en propose un autre, non pas lointain et pour des faits lointains, mais voisin, présent.
Les animaux pensèrent à élire un roi et comme ils étaient astucieux pensèrent choisir un animal qui ne leur donnât pas la crainte d'être fort ou féroce.
Ils écartèrent donc le lion et tous les félins. Ils déclarèrent ne pas vouloir des aigles à cause de leurs becs, ni d'aucun oiseau de proie. Ils se défièrent du cheval qui, grâce à sa rapidité, pouvait les rattraper et voir ce qu'ils faisaient. Ils se défièrent encore plus de l'âne dont ils connaissaient la patience, mais aussi les subites furies et les puissants sabots. Ils étaient horrifiés à l'idée d'avoir pour roi la guenon parce que trop intelligente et vindicative. Avec l'excuse que le serpent s'était prêté à Satan pour séduire l'homme, ils déclarèrent ne pas en vouloir pour roi malgré ses couleurs gracieuses et l'élégance de ses mouvements. En réalité, ils n'en voulurent pas parce qu'ils connaissaient sa marche silencieuse, la grande puissance de ses muscles, l'action redoutable de son venin. Se donner pour roi un taureau ou un autre animal armé de cornes pointues? Fi donc! "Le diable aussi en a" dirent-ils. Mais ils pensaient: "Si un jour nous nous révoltons, il va nous exterminer avec ses cornes".
Après des recherches inutiles, ils virent un agnelet grassouillet et blanc qui gambadait joyeusement dans un pré vert et qui s'alimentait à la mamelle gonflée de sa mère. Il n'avait pas de cornes, mais il avait des yeux doux comme un ciel d'avril. Il était doux et simple. Il était content de tout: de l'eau d'un petit ruisseau où il buvait en y plongeant son petit museau rose; des fleurs de goûts différents qui plaisaient à son œil et à son palais; de l'herbe touffue où il était agréable de se coucher quand il était rassasié; et des nuées qui paraissaient être d'autres agneaux qui s'ébattaient là-haut, au-dessus des prés azurés et qui l'invitaient à jouer en courant dans le pré, comme eux dans le ciel, et surtout des caresses de la mère qui lui permettait encore de téter son lait tiède, pendant qu'elle léchait la blanche toison avec sa langue rose; du bercail bien protégé et à l'abri du vent, de la litière douce et parfumée sur laquelle il était agréable de dormir près de sa mère.
"Il est facile à contenter. Il est sans armes ni venin. Il est naïf. Faisons-le roi". Et ils le firent roi. Et ils s'en glorifiaient parce qu'il était beau et bon, admiré des peuples voisins, aimé de ses sujets à cause de sa patiente douceur.
Le temps passa et l'agneau devint mouton et il dit: "Maintenant c'est le moment de gouverner réellement. Maintenant je possède pleinement la connaissance de ma mission. La volonté de Dieu qui a permis que je fusse élu roi, m'a formé à cette mission en me donnant la capacité de régner. Il est donc juste que je l'exerce d'une manière parfaite, même pour ne pas négliger les dons de Dieu".
Voyant des sujets qui faisaient des choses contraires à l'honnêteté des mœurs, ou à la charité, ou à la douceur, ou à la loyauté, à la tempérance, à l'obéissance, au respect, à la prudence et ainsi de suite, il éleva la voix pour les réprimander.
Ses sujets se gaussèrent de son bêlement sage et doux qui ne faisait pas peur comme le rugissement des félins, ni comme le cri des vautours quand ils descendent d'un vol rapide sur leur proie, ni comme le sifflement du serpent, et ni même comme l'aboiement du chien qui inspire la crainte.
L'agneau devenu mouton ne se borna pas à bêler, mais il alla trouver les coupables pour les ramener à leur devoir. Mais le serpent se glissa dans ses pattes. L'aigle s'éleva dans les hauteurs en le laissant en plan. Les félins, d'un coup de patte feutrée, le bousculèrent en le menaçant: "Tu vois ce qu'il y a dans notre patte feutrée qui pour l'instant te bouscule seulement? Les griffes". Les chevaux, et tous les coureurs en général, se mirent à courir au galop autour de lui, en le tournant en ridicule. Les éléphants massifs et autres pachydermes, d'un coup de museau, le jetèrent çà et là, pendant que les guenons du haut des arbres lui lançaient des projectiles.
L'agneau devenu mouton finit par s'inquiéter et il dit: "Je ne voulais pas me servir de mes cornes ni de ma force car, moi aussi, j'ai une force dans ce cou et on la prendra comme modèle pour abattre les obstacles en temps de guerre. Je ne voulais pas m'en servir, parce que je voulais user d'amour et de persuasion, mais puisque vous m'attaquez avec ces armes, voilà que je vais user de ma force parce que, si vous manquez à votre devoir envers moi et envers Dieu, moi, je ne veux pas manquer à mon devoir envers Dieu et envers vous. J'ai été mis à cette place, par vous et par Dieu, pour vous conduire à la Justice et au Bien. Et je veux que règnent ici la Justice et le Bien, c'est-à-dire l'Ordre".
Et il se servit de ses cornes pour punir, légèrement parce qu'il était bon, un roquet têtu qui continuait à importuner ses voisins et puis, de son cou puissant, il défonça la porte d'une tanière où un porc goulu et égoïste avait accumulé des vivres au détriment des autres, et il abattit aussi le buisson de lianes choisi par deux singes luxurieux pour leurs amours illicites.
"Ce roi est devenu trop puissant. Il veut vraiment régner. Il veut absolument que nous vivions en sages. Cela ne nous plaît pas. Il faut le détrôner" décidèrent-ils.
Mais un astucieux petit singe leur conseilla: "Ne le faisons que sous l'apparence d'un juste motif. Autrement nous ferions piètre figure auprès des peuples et nous serions odieux à Dieu. Épions donc chaque action de l'agneau devenu mouton pour pouvoir l'accuser avec un semblant de justice".
"J'y pense, moi" dit le serpent.
"Et moi aussi" dit la guenon.
L'un, en se glissant dans les herbes, l'autre, en restant en haut des arbres ne perdirent plus de vue l'agneau devenu mouton. Chaque soir, quand lui se retirait pour se reposer des fatigues de la mission et réfléchir sur les mesures à adopter et les paroles à employer pour dompter la révolte et triompher des péchés de ses sujets, ceux-ci, à part quelques rares personnes honnêtes et fidèles, se réunissaient pour écouter le rapport des deux espions et des deux traîtres.
Car c'était bien cela qu'ils étaient.
Le serpent disait à son roi: "Je te suis parce que je t'aime et si je voyais qu'on t'attaque, je veux pouvoir te défendre".
La guenon disait à son roi: "Comme je t'admire! Je veux t'aider. Regarde: d'ici je vois qu'au-delà du pré on est en train de pécher. Cours!" et ensuite, elle disait à ses compagnons: "Aujourd'hui aussi, il a pris part au banquet de certains pécheurs. Il a feint d'y aller pour les convertir mais ensuite, en réalité, il a été complice de leur ripaille".
Et le serpent rapportait: "Il est allé jusqu'en dehors de son peuple, fréquentant les papillons, les mouches et les limaces visqueuses. C'est un infidèle. Il entretient des relations avec des étrangers immondes".
Ainsi parlaient-ils aux dépens de l'innocent, s'imaginant que celui-ci ne savait rien.
Mais l'esprit du Seigneur, qui l'avait formé pour sa mission, l'éclairait aussi sur les complots de ses sujets. Il aurait pu s'enfuir, indigné, en les maudissant. Mais l'agneau était doux et humble de cœur. Il aimait. Il avait le tort d'aimer, et il avait le tort encore plus grand de persévérer, en aimant et pardonnant, dans sa mission, au prix de sa vie, pour accomplir la volonté de Dieu.
Oh! quels torts que ceux-là, auprès des hommes! Impardonnables! Et ils l'étaient tant qu'ils lui valurent la condamnation.
"Qu'il soit tué! Pour qu'on soit délivré de son oppression".
Et le serpent se chargea de le tuer, parce que le serpent est toujours le traître…
C'est le second apologue. A toi de le comprendre, peuple de Nazareth! Quant à Moi, à cause de l'amour qui m'attache à toi, je te souhaite d'en rester au moins à l'hostilité, et de ne pas aller au-delà. L'amour de la terre où je suis venu tout enfant, où j'ai grandi en vous aimant et en recevant de l'amour, me fait vous dire à vous tous: "Ne soyez pas plus qu'hostiles. N'agissez pas de façon que l'histoire dise: 'C'est de Nazareth qu'est venu le traître qui l'a livré et aussi ses juges iniques' ".
Adieu. Soyez droits dans vos jugements et constants dans votre volonté. La première chose, pour vous tous, mes concitoyens. La seconde pour ceux d'entre vous qui sont troublés par des pensées qui ne sont pas honnêtes. Je pars… La paix soit avec vous.”
Et Jésus, au milieu d'un silence pénible, rompu seulement par deux ou trois voix qui l'approuvent, sort, triste, la tête baissée, de la synagogue de Nazareth. Il est suivi par les apôtres.
Tout à fait en queue sont les fils d'Alphée et leurs yeux ne sont certainement pas les yeux d'un doux agneau… Ils regardent sévèrement la foule hostile et Jude Thaddée n'hésite pas à se planter droit en face de son frère Simon et à lui dire: “Je croyais avoir un frère plus honnête et ayant plus de caractère.”
Simon baisse la tête et se tait, mais l'autre frère, encouragé par les autres de Nazareth, dit: “Tu n'a pas honte d'offenser ton frère aîné!”
“Non. J'ai honte de vous, de vous tous. Ce n'est pas une marâtre, mais une marâtre dépravée qu'est Nazareth pour le Messie. Écoutez pourtant ma prophétie. Vous pleurerez des larmes, assez pour alimenter une fontaine, mais elles ne suffiront pas à effacer des livres de l'histoire le vrai nom de cette cité et le vôtre. Vous savez lequel? "Sottise". Adieu.”
Jacques ajoute un salut plus large en leur souhaitant la lumière de la sagesse et ils sortent avec Alphée de Sara et deux jeunes garçons, si je les reconnais bien, ce sont les deux âniers qui escortèrent les ânes qui avaient servi pour aller à la rencontre de Jeanne de Chouza mourante.
La foule, restée interdite, murmure: “Mais d'où Lui vient tant de sagesse?”
“Et les miracles d'où en a-t-il le pouvoir? Car, pour en faire, il en f ait . Toute la Palestine en parle.”
“N'est-ce pas le fils de Joseph le menuisier? Nous l'avons tous vu à son établi de Nazareth faire des tables et des lits, et ajuster des roues et des serrures. Il n'est même pas allé à l'école et sa Mère seule fut sa maîtresse.”
“Un scandale aussi cela que notre père a critiqué” dit Joseph d'Alphée.
“Mais tes frères aussi ont terminé l'école avec Marie de Joseph.”
“Hé! mon père fut faible avec son épouse…” répond encore Joseph.
“Et aussi le frère de ton père, alors?”
“Aussi.”
“Mais est-ce bien le fils du menuisier?”
“Et tu ne le vois pas?”
“Oh! il y en a tant qui se ressemblent! Moi je pense que c'est quelqu'un qui veut se faire passer pour lui.”
“Et alors où est Jésus de Joseph?”
“Crois-tu que sa Mère ne le connaît pas?”
“Il a ici ses frères et ses sœurs et tous l'appellent parent. N'est-ce pas vrai, peut-être, vous deux?”
Les deux aînés d'Alphée font signe que oui.
“Alors il est devenu fou ou possédé, car ce qu'il dit ne peut venir d'un menuisier.”
“Il faudrait ne pas l'écouter. Sa prétendue doctrine c'est du délire ou de la possession.”
Jésus s'est arrêté sur la place, attendant Alphée de Sara qui parle avec un homme. Et pendant qu'il attend, un des deux âniers qui était resté près de la porte de la synagogue Lui rapporte les calomnies qu'on y a dites.
“Ne t'en afflige pas. Un prophète généralement n'est pas honoré dans sa patrie et dans sa maison. L'homme est sot au point de croire que, pour être prophètes, il faut être des êtres pour ainsi dire étrangers à la vie. Et les concitoyens et ceux de la famille plus que tous connaissent et se rappellent le caractère humain de leur concitoyen et parent, mais la vérité triomphera. Et maintenant je te salue. La paix soit avec toi.”
“Merci, Maître, d'avoir guéri ma mère.”
“Tu le méritais parce que tu as su croire. Mon pouvoir, ici, est impuissant, car il n'y a pas de foi. Allons, amis. Demain à l'aube nous partirons.”
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

Dimanche 24 avril 2016, Quatrième dimanche après Pâques

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,5-14.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Je m'en vais à Celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande : Où allez-vous ?
Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli votre cœur.
Cependant je vous dis la vérité : il vous est bon que je m'en aille ; car, si je ne m'en vais pas, le Consolateur ne viendra pas en vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.
Et quand il sera venu, il convaincra le monde au sujet du péché, de la justice et du jugement :
Au sujet du péché, parce qu'ils n'ont pas cru en moi ;
Au sujet de la justice, parce que je vais au Père, et que vous ne me verrez plus ;
Au sujet du jugement, parce que le Prince de ce monde est déjà jugé.
J'ai encore beaucoup de choses à vous dire ; mais vous ne pouvez les porter à présent.
Quand le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, il vous guidera dans toute la vérité. Car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir.
Celui-ci me glorifiera, parce qu'il recevra de ce qui est à moi, et il vous l'annoncera.
Extrait de la Traduction de l'évangile selon le missel catholique Romain Tridentin.
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 9, Ch 19, p 186 - CD 9, piste 70 - 
[La concordance avec l’Évangile de ce dimanche nous renvoi au texte, très riche, que nous avons déjà lu la semaine dernière]
C'est l'heure de partir. Levez-vous, et écoutez les ultimes paroles. Je suis la vraie Vigne et c'est mon Père qui la cultive. Tout sarment qui ne porte pas de fruit Lui le coupe et celui qui porte du fruit Il le taille pour qu'il en porte encore plus. Vous êtes déjà purifiés par ma parole. Demeurez en Moi et Moi en vous pour continuer à être tels. Le sarment détaché de la vigne ne peut faire de fruit. Il en est ainsi pour vous si vous ne restez pas en Moi. Je suis la Vigne et vous les sarments. Celui qui reste uni à Moi porte des fruits abondants. Mais si l'un se détache, il devient un rameau sec que l'on jette au feu et que l'on brûle, car sans l'union avec Moi, vous ne pouvez rien faire. Restez donc en Moi, et que mes paroles restent en vous, puis demandez ce que vous voulez et cela vous sera fait. Mon Père sera toujours d'autant plus glorifié que vous porterez davantage de fruit et que vous serez davantage mes disciples.
Comme le Père m'a aimé, il en est de même pour Moi avec vous. Demeurez dans mon amour qui sauve. En m'aimant vous serez obéissants, et l'obéissance fait croître l'amour réciproque. Ne dites pas que je me répète. Je connais votre faiblesse, et je veux que vous vous sauviez. Je vous ai dit ces choses pour que la joie que j'ai voulu vous donner soit en vous et soit complète. Aimez-vous, aimez-vous! C'est mon nouveau commandement. Aimez-vous réciproquement plus que chacun de vous ne s'aime lui-même. Il n'y a pas de plus grand amour que celui de qui donne sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis et Moi, je donne ma vie pour vous. Faites ce que je vous enseigne et commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, alors que vous, vous savez ce que je fais. Vous savez tout de Moi. Je vous ai manifesté non seulement Moi-même, mais aussi le Père et le Paraclet, et tout ce que j'ai entendu de Dieu. Ce n'est pas vous qui vous êtes choisis. Mais c'est Moi qui vous ai choisis et je vous ai élus pour que vous alliez parmi les peuples et que vous fassiez du fruit en vous et dans les cœurs de ceux qui seront évangélisés, et que votre fruit demeure, et que le Père vous donne tout ce que vous demanderez en mon nom.
Ne dites pas: "Et alors si tu nous as choisis, pourquoi as-tu choisi un traître? Si tu connais tout, pourquoi as-tu fait cela?" Ne vous demandez pas non plus qui est celui-là. Ce n'est pas un homme, c'est Satan. Je l'ai dit à l'ami fidèle et je l'ai laissé dire par le fils aimé. C'est Satan. Si Satan ne s'était pas incarné, l'éternel singe de Dieu, en une chair mortelle, ce possédé n'aurait pas pu se soustraire à mon pouvoir de Jésus. J'ai dit: "possédé". Non. Il est beaucoup plus: il est anéanti en Satan.”
“Pourquoi, Toi qui as chassé les démons, ne l'as-tu pas délivré?” demande Jacques d'Alphée.
“Le demandes-tu par amour pour toi, craignant de l'être? Ne le crains pas.”
“Moi alors?”
“Moi?”
“Moi?”
“Taisez-vous. Je ne dis pas ce nom. J'use de miséricorde, et vous, faites la même chose.”
“Mais pourquoi ne l'as-tu pas vaincu? Tu ne le pouvais pas?”
“Je le pouvais. Mais pour empêcher Satan de s'incarner pour me tuer, j'aurais dû exterminer la race humaine avant la Rédemption. Qu'aurais-je racheté alors?”
“Dis-le-moi, Seigneur, dis-le-moi!” Pierre s'est glissé à genoux et secoue Jésus avec frénésie, comme s'il était en proie au délire. “Est-ce moi? Est-ce moi? Je m'examine? Il ne me semble pas. Mais Toi… Tu as dit que je te renierai… Et je tremble… Oh! quelle horreur si c'était moi!…”
“Non, Simon de Jonas, pas toi.”
“Pourquoi m'as-tu enlevé mon nom de "Pierre"? Je suis donc redevenu Simon? Tu le vois? Tu le dis!… C'est moi! Mais comment ai-je pu? Dites-le… dites-le vous… Quand est-ce que j'ai pu devenir traître?… Simon?… Jean?… Mais parlez!…”
“Pierre, Pierre, Pierre! Je t'appelle Simon parce que je pense à notre première rencontre quand tu étais Simon. Et je pense comment tu as toujours été loyal dès le premier moment. Ce n'est pas toi. Je te le dis Moi: Vérité.”
“Qui alors?”
“Mais c'est Judas de Kériot! Tu ne l'as pas encore compris?” crie le Thaddée qui n'arrive plus à se contenir.
“Pourquoi ne me l'as-tu pas dit avant? Pourquoi?” crie aussi Pierre.
“Silence. C'est Satan. Il n'a pas d'autre nom. Où vas-tu, Pierre?”
“Le chercher.”
“Dépose tout de suite ce manteau et cette arme. Ou bien je dois te chasser et te maudire?”
“Non, non! Oh! mon Seigneur! Mais moi… mais moi… Je suis peut-être malade de délire, moi? Oh! Oh!” Pierre pleure après s'être jeté par terre aux pieds de Jésus.
“Je vous donne le commandement de vous aimer et de pardonner. Avez-vous compris? Si dans le monde il y a aussi la haine, qu'en vous il n'y ait que l'amour. Pour tous. Combien de traîtres vous trouverez sur votre route! Mais vous ne devez pas haïr et rendre le mal pour le mal. Autrement le Père vous haïra. Avant vous, j'ai été haï et trahi, Moi. Et pourtant, vous le voyez, je ne hais pas. Le monde ne peut aimer ce qui n'est pas comme lui. Il ne vous aimera donc pas. Si vous lui apparteniez il vous aimerait, mais vous n'êtes pas du monde, car je vous ai pris du milieu du monde, et c'est pour cela que vous êtes haïs.
Je vous ai dit: le serviteur n'est pas plus que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. S'ils m'ont écouté, ils vous écouteront vous aussi. Mais ils feront tout à cause de mon nom parce qu'ils ne connaissent pas, ne veulent pas connaître Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu et si je n'avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant leur péché est sans excuse. Ils ont vu mes œuvres, entendu mes paroles, et pourtant ils m'ont haï, et avec Moi le Père, parce que le Père et Moi, nous sommes une seule Unité avec l'Amour. Mais il était écrit: "Tu m'as haï sans raison". Cependant quand sera venu le Consolateur, l'Esprit de vérité qui procède du Père, ce sera Lui qui rendra témoignage de Moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage parce que dès le début vous avez été avec Moi.
Ceci je vous le dis pour que, quand ce sera l'heure, vous ne soyez pas abattus et scandalisés. Il va venir le temps où ils vous chasseront des synagogues et où celui qui vous tuera pensera rendre ainsi un culte à Dieu. Ils n'ont connu ni le Père ni Moi. C'est là leur excuse. Je ne vous ai pas dit ces choses en les développant autant avant maintenant, parce que vous étiez comme des enfants à peine nés. Mais maintenant la mère vous quitte. Je m'en vais. Vous devez vous accoutumer à une autre nourriture. Je veux que vous la connaissiez.
Personne ne me demande plus: "Où vas-tu?" La tristesse vous rend muets. Et pourtant, c'est un bien pour vous aussi que je m'en aille, autrement le Consolateur ne viendra pas. C'est Moi qui vous l'enverrai. Et quand Il sera venu, par le moyen de la sagesse et de la parole, les œuvres et l'héroïsme qu'Il versera en vous, Il convaincra le monde de son péché déicide et de la justice de ma sainteté. Et le monde sera nettement divisé en réprouvés, ennemis de Dieu, et en croyants. Ces derniers seront plus ou moins saints, selon leur volonté. Mais le jugement du prince du monde et de ses serviteurs sera fait. Je ne puis vous en dire davantage car vous ne pouvez encore comprendre. Mais Lui, le Divin Paraclet, vous donnera la Vérité entière car Il ne parlera pas de Lui-même, mais Il dira tout ce qu'Il aura entendu de l'esprit de Dieu et Il vous annoncera l'avenir. Il prendra ce qui vient de Moi, c'est-à-dire de ce qui encore appartient au Père, et vous le dira.
Encore un peu de temps pour se voir, ensuite vous ne me verrez plus. Et ensuite encore un peu de temps, et puis vous me verrez.
Vous murmurez entre vous et dans votre cœur. Écoutez une parabole. La dernière de votre Maître.
Quand une femme a conçu et arrive à l'heure de l'enfantement, elle est dans une grande affliction car elle souffre et gémit. Mais quand son petit enfant est venu au jour, et qu'elle le serre sur son cœur, toute peine cesse et la tristesse se change en joie parce qu'un homme est venu au monde.
Ainsi pour vous. Vous pleurerez et le monde rira de vous, mais ensuite votre tristesse se changera en joie. Une joie que le monde ne connaîtra jamais. Vous êtes tristes maintenant, mais quand vous me reverrez, votre cœur deviendra plein d'une joie que personne n'aura plus le pouvoir de vous ravir. Une joie tellement pleine qu'elle estompera tout besoin de demander à la fois pour l'esprit et pour le cœur et pour la chair. Vous vous repaîtrez seulement de ma vue, oubliant toute autre chose. Mais justement, à partir de ce moment-là vous pourrez tout demander en mon nom, et cela vous sera donné par le Père pour que vous ayez toujours plus de joie. Demandez, demandez. Et vous recevrez.
L'heure vient où je pourrai vous parler ouvertement du Père. Ce sera parce que vous aurez été fidèles dans l'épreuve et tout sera surmonté. Votre amour sera parfait du fait qu'il vous aura donné la force dans l'épreuve. Et ce qui vous manquera, je vous l'ajouterai en le prenant de mon immense trésor et en disant: "Père, tu le vois. Ils m'ont aimé en croyant que je suis venu de Toi". Descendu dans le monde, maintenant je le quitte et je vais au Père, et je prierai pour vous.”
“Oh! maintenant, tu t'expliques. Maintenant nous savons ce que tu veux dire et que tu sais tout et que tu réponds sans que personne t'interroge. Vraiment tu viens de Dieu!”
“Vous croyez maintenant? À la dernière heure? Cela fait trois ans que je vous parle! Mais déjà en vous opère le Pain qui est Dieu et le Vin qui est Sang qui n'est pas venu de l'homme et vous donne le premier frisson de la déification. Vous deviendrez des dieux si vous persévérez dans mon amour et dans ma possession. Non pas comme l'a dit Satan à Adam et Eve, mais comme je vous le dis. C'est le vrai fruit de l'arbre du Bien et de la Vie. Le Mal est vaincu en qui s'en nourrit, et la Mort est morte. Qui en mange vivra éternellement et deviendra "dieu" dans le Royaume de Dieu. Vous serez des dieux si vous restez en Moi. Et pourtant voilà… bien qu'ayant en vous ce Pain et ce Sang, puisque arrive l'heure où vous serez dispersés, vous vous en irez pour votre compte et vous me laisserez seul… Mais je ne suis pas seul. J'ai le Père avec Moi. Père, Père! Ne m'abandonne pas! Je vous ai tout dit… Pour vous donner la paix, ma paix. Vous serez encore opprimés. Mais ayez foi. J'ai vaincu le monde.”
Jésus se lève, ouvre les bras en croix et dit avec un visage lumineux la sublime prière au Père. Jean la rapporte intégralement.
Les apôtres pleurent plus ou moins ouvertement et bruyamment.
Pour finir, ils chantent un hymne.
Jésus les bénit, puis il ordonne: “Mettons nos manteaux maintenant et partons. André, dis au chef de maison de laisser tout ainsi, par ma volonté. Demain… cela vous fera plaisir de revoir ce lieu.” Jésus le regarde. Il paraît bénir les murs, le mobilier, tout. Puis il prend son manteau et s'éloigne, suivi des disciples. Près de Lui se trouve Jean auquel il s'appuie.
“Tu ne salues pas la Mère?” Lui demande le fils de Zébédée.
“Non. Tout est déjà fait. Ne faites pas de bruit.”
Simon, qui a allumé une torche à la lampe, éclaire le vaste corridor qui va à la porte. Pierre ouvre avec précaution le portail et ils sortent tous sur le chemin et puis, faisant jouer une clef, ils ferment du dehors et ils se mettent en route.
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

Pétition pour une reconnaissance officielle par le Vatican de Maria Valtorta et de son œuvre

Pétition adressée à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi au Vatican


Nous, soussignés, demandons à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, au Vatican, de reconnaître les mérites de la personne de Maria Valtorta (1897 à 1961, visionnaire et écrivain italienne, auteur de l'Évangile tel qu'il m'a été révélé) et de reconnaître que ses écrits ne contredisent pas l'enseignement de l'Église Catholique.


Jusqu'à présent, la Congrégation s'est plus ou moins opposée a l'œuvre en ne la mentionnant pas clairement de manière positive.

Au cours des 60 dernières années, l'œuvre (en particulier l'histoire de Marie, Jésus et les Apôtres l'Évangile tel qu'il m'a été révélé, Centro Editoriale Valtortiano, Isola del Liri) a remporté d'innombrables partisans dans le monde catholique. Pour la plupart des lecteurs, cette œuvre conduit à une appréciation plus élevée et une meilleure compréhension de l’évangile. Aussi la lecture de ces livres est à l'origine d'innombrables conversions à la foi catholique.

Parmi les plus célèbres partisans de l'œuvre de Maria Valtorta nous retrouvons :
  • Le pape Pie XII (Rome)
  • Mère Teresa (Calcutta, Inde).
  • Mgr Pasquale Macchi (Rome), secrétaire personnel du pape Paul VI.
  • Mgr Alfonso Carinci (Rome), secrétaire émérite de la Congrégation des Rites.
  • Cardinal Édouard Gagnon (Rome), conseiller théologique au cours du Concile Vatican II.
  • Cardinal Agostino Bea (Rome), recteur de l'Institut biblique pontifical et conseiller du Saint-Siège.
  • Saint Padre Pio (San Giovanni Rotondo).
  • Père Gabriele M. Roschini, OSM (Rome), professeur de l'Université pontificale du Latran, mariologue renommée, conseiller du Saint-Siège, auteur de, Centro Editoriale Valtortiano (2000), Isola del Liri.
  • Père Gabriel Allegra, missionnaire (Chine), traducteur de la Bible en chinois, béatifié en 2002 par
  • Le pape Jean-Paul II.
  • Mgr Roman Danylak (Rome).
  • Mgr Sosa Pakiam (Thiruvananthapuram, Inde).
  • Mgr Ugo Lattanzi (Rome), doyen de la Faculté de Théologie de l'Université pontificale du Latran, conseiller du Saint-Siège.
  • Dr. Vittorio Tredici (Italie), géologue, minéralogiste.
  • Jean Aulagnier (France), spécialiste des anciens calendriers, auteur de « Publications de Kolbe » (1988), Sherbrooke.
  • Père François-Paul Dreyfus (Jérusalem), de l'école biblique et archéologique française de Jérusalem (EBAF).
Chacun d'entre eux a hautement apprécié la valeur spirituelle de ces livres, considérant qu'ils rendent les évangiles plus réels et compréhensibles. A aucun moment on ne trouve de contradiction entre les saints évangiles et les visions de Maria Valtorta. Au contraire, la lecture de ses livres provoque un formidable renouveau de la foi en Jésus et une compréhension plus profonde du rôle de Marie dans l’Église catholique.

 Les livres de Maria Valtorta deviennent des best-sellers parmi les lecteurs d'esprit religieux, non seulement parmi les catholiques mais auprès de tous ceux qui cherchent à mieux connaître et comprendre les paroles, faits et gestes de Notre Seigneur Jésus Christ.

 Les signataires de cette pétition demandent clairement à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi de reconnaître les mérites de Maria Valtorta et et de reconnaître que ses écrits ne contredisent pas l'enseignement de l'Église Catholique.

Dimanche 17 avril 2016, Troisième dimanche après Pâques

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,16-22.
En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus, et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père.
Sur quoi, quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : "Que signifie ce qu'il nous dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père ?"
Ils disaient donc : " Que signifie cet "encore un peu de temps" ? Nous ne savons ce qu'il veut dire."
Jésus connut qu'ils voulaient l'interroger et leur dit : " Vous vous questionnez entre vous sur ce que j'ai dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez.
En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie.
La femme, lorsqu'elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde.
Vous donc, aussi, vous êtes maintenant dans l'affliction ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.
Extrait de la Traduction de l'évangile selon le missel catholique Romain Tridentin.
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 9, Ch 19, p 186 - CD 9, piste 70 - 
C'est l'heure de partir. Levez-vous, et écoutez les ultimes paroles. Je suis la vraie Vigne et c'est mon Père qui la cultive. Tout sarment qui ne porte pas de fruit Lui le coupe et celui qui porte du fruit Il le taille pour qu'il en porte encore plus. Vous êtes déjà purifiés par ma parole. Demeurez en Moi et Moi en vous pour continuer à être tels. Le sarment détaché de la vigne ne peut faire de fruit. Il en est ainsi pour vous si vous ne restez pas en Moi. Je suis la Vigne et vous les sarments. Celui qui reste uni à Moi porte des fruits abondants. Mais si l'un se détache, il devient un rameau sec que l'on jette au feu et que l'on brûle, car sans l'union avec Moi, vous ne pouvez rien faire. Restez donc en Moi, et que mes paroles restent en vous, puis demandez ce que vous voulez et cela vous sera fait. Mon Père sera toujours d'autant plus glorifié que vous porterez davantage de fruit et que vous serez davantage mes disciples.
Comme le Père m'a aimé, il en est de même pour Moi avec vous. Demeurez dans mon amour qui sauve. En m'aimant vous serez obéissants, et l'obéissance fait croître l'amour réciproque. Ne dites pas que je me répète. Je connais votre faiblesse, et je veux que vous vous sauviez. Je vous ai dit ces choses pour que la joie que j'ai voulu vous donner soit en vous et soit complète. Aimez-vous, aimez-vous! C'est mon nouveau commandement. Aimez-vous réciproquement plus que chacun de vous ne s'aime lui-même. Il n'y a pas de plus grand amour que celui de qui donne sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis et Moi, je donne ma vie pour vous. Faites ce que je vous enseigne et commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître, alors que vous, vous savez ce que je fais. Vous savez tout de Moi. Je vous ai manifesté non seulement Moi-même, mais aussi le Père et le Paraclet, et tout ce que j'ai entendu de Dieu. Ce n'est pas vous qui vous êtes choisis. Mais c'est Moi qui vous ai choisis et je vous ai élus pour que vous alliez parmi les peuples et que vous fassiez du fruit en vous et dans les cœurs de ceux qui seront évangélisés, et que votre fruit demeure, et que le Père vous donne tout ce que vous demanderez en mon nom.
Ne dites pas: "Et alors si tu nous as choisis, pourquoi as-tu choisi un traître? Si tu connais tout, pourquoi as-tu fait cela?" Ne vous demandez pas non plus qui est celui-là. Ce n'est pas un homme, c'est Satan. Je l'ai dit à l'ami fidèle et je l'ai laissé dire par le fils aimé. C'est Satan. Si Satan ne s'était pas incarné, l'éternel singe de Dieu, en une chair mortelle, ce possédé n'aurait pas pu se soustraire à mon pouvoir de Jésus. J'ai dit: "possédé". Non. Il est beaucoup plus: il est anéanti en Satan.”
“Pourquoi, Toi qui as chassé les démons, ne l'as-tu pas délivré?” demande Jacques d'Alphée.
“Le demandes-tu par amour pour toi, craignant de l'être? Ne le crains pas.”
“Moi alors?”
“Moi?”
“Moi?”
“Taisez-vous. Je ne dis pas ce nom. J'use de miséricorde, et vous, faites la même chose.”
“Mais pourquoi ne l'as-tu pas vaincu? Tu ne le pouvais pas?”
“Je le pouvais. Mais pour empêcher Satan de s'incarner pour me tuer, j'aurais dû exterminer la race humaine avant la Rédemption. Qu'aurais-je racheté alors?”
“Dis-le-moi, Seigneur, dis-le-moi!” Pierre s'est glissé à genoux et secoue Jésus avec frénésie, comme s'il était en proie au délire. “Est-ce moi? Est-ce moi? Je m'examine? Il ne me semble pas. Mais Toi… Tu as dit que je te renierai… Et je tremble… Oh! quelle horreur si c'était moi!…”
“Non, Simon de Jonas, pas toi.”
“Pourquoi m'as-tu enlevé mon nom de "Pierre"? Je suis donc redevenu Simon? Tu le vois? Tu le dis!… C'est moi! Mais comment ai-je pu? Dites-le… dites-le vous… Quand est-ce que j'ai pu devenir traître?… Simon?… Jean?… Mais parlez!…”
“Pierre, Pierre, Pierre! Je t'appelle Simon parce que je pense à notre première rencontre quand tu étais Simon. Et je pense comment tu as toujours été loyal dès le premier moment. Ce n'est pas toi. Je te le dis Moi: Vérité.”
“Qui alors?”
“Mais c'est Judas de Kériot! Tu ne l'as pas encore compris?” crie le Thaddée qui n'arrive plus à se contenir.
“Pourquoi ne me l'as-tu pas dit avant? Pourquoi?” crie aussi Pierre.
“Silence. C'est Satan. Il n'a pas d'autre nom. Où vas-tu, Pierre?”
“Le chercher.”
“Dépose tout de suite ce manteau et cette arme. Ou bien je dois te chasser et te maudire?”
“Non, non! Oh! mon Seigneur! Mais moi… mais moi… Je suis peut-être malade de délire, moi? Oh! Oh!” Pierre pleure après s'être jeté par terre aux pieds de Jésus.
“Je vous donne le commandement de vous aimer et de pardonner. Avez-vous compris? Si dans le monde il y a aussi la haine, qu'en vous il n'y ait que l'amour. Pour tous. Combien de traîtres vous trouverez sur votre route! Mais vous ne devez pas haïr et rendre le mal pour le mal. Autrement le Père vous haïra. Avant vous, j'ai été haï et trahi, Moi. Et pourtant, vous le voyez, je ne hais pas. Le monde ne peut aimer ce qui n'est pas comme lui. Il ne vous aimera donc pas. Si vous lui apparteniez il vous aimerait, mais vous n'êtes pas du monde, car je vous ai pris du milieu du monde, et c'est pour cela que vous êtes haïs.
Je vous ai dit: le serviteur n'est pas plus que le maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. S'ils m'ont écouté, ils vous écouteront vous aussi. Mais ils feront tout à cause de mon nom parce qu'ils ne connaissent pas, ne veulent pas connaître Celui qui m'a envoyé. Si je n'étais pas venu et si je n'avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant leur péché est sans excuse. Ils ont vu mes œuvres, entendu mes paroles, et pourtant ils m'ont haï, et avec Moi le Père, parce que le Père et Moi, nous sommes une seule Unité avec l'Amour. Mais il était écrit: "Tu m'as haï sans raison". Cependant quand sera venu le Consolateur, l'Esprit de vérité qui procède du Père, ce sera Lui qui rendra témoignage de Moi, et vous aussi, vous me rendrez témoignage parce que dès le début vous avez été avec Moi.
Ceci je vous le dis pour que, quand ce sera l'heure, vous ne soyez pas abattus et scandalisés. Il va venir le temps où ils vous chasseront des synagogues et où celui qui vous tuera pensera rendre ainsi un culte à Dieu. Ils n'ont connu ni le Père ni Moi. C'est là leur excuse. Je ne vous ai pas dit ces choses en les développant autant avant maintenant, parce que vous étiez comme des enfants à peine nés. Mais maintenant la mère vous quitte. Je m'en vais. Vous devez vous accoutumer à une autre nourriture. Je veux que vous la connaissiez.
Personne ne me demande plus: "Où vas-tu?" La tristesse vous rend muets. Et pourtant, c'est un bien pour vous aussi que je m'en aille, autrement le Consolateur ne viendra pas. C'est Moi qui vous l'enverrai. Et quand Il sera venu, par le moyen de la sagesse et de la parole, les œuvres et l'héroïsme qu'Il versera en vous, Il convaincra le monde de son péché déicide et de la justice de ma sainteté. Et le monde sera nettement divisé en réprouvés, ennemis de Dieu, et en croyants. Ces derniers seront plus ou moins saints, selon leur volonté. Mais le jugement du prince du monde et de ses serviteurs sera fait. Je ne puis vous en dire davantage car vous ne pouvez encore comprendre. Mais Lui, le Divin Paraclet, vous donnera la Vérité entière car Il ne parlera pas de Lui-même, mais Il dira tout ce qu'Il aura entendu de l'esprit de Dieu et Il vous annoncera l'avenir. Il prendra ce qui vient de Moi, c'est-à-dire de ce qui encore appartient au Père, et vous le dira.
Encore un peu de temps pour se voir, ensuite vous ne me verrez plus. Et ensuite encore un peu de temps, et puis vous me verrez.
Vous murmurez entre vous et dans votre cœur. Écoutez une parabole. La dernière de votre Maître.
Quand une femme a conçu et arrive à l'heure de l'enfantement, elle est dans une grande affliction car elle souffre et gémit. Mais quand son petit enfant est venu au jour, et qu'elle le serre sur son cœur, toute peine cesse et la tristesse se change en joie parce qu'un homme est venu au monde.
Ainsi pour vous. Vous pleurerez et le monde rira de vous, mais ensuite votre tristesse se changera en joie. Une joie que le monde ne connaîtra jamais. Vous êtes tristes maintenant, mais quand vous me reverrez, votre cœur deviendra plein d'une joie que personne n'aura plus le pouvoir de vous ravir. Une joie tellement pleine qu'elle estompera tout besoin de demander à la fois pour l'esprit et pour le cœur et pour la chair. Vous vous repaîtrez seulement de ma vue, oubliant toute autre chose. Mais justement, à partir de ce moment-là vous pourrez tout demander en mon nom, et cela vous sera donné par le Père pour que vous ayez toujours plus de joie. Demandez, demandez. Et vous recevrez.
L'heure vient où je pourrai vous parler ouvertement du Père. Ce sera parce que vous aurez été fidèles dans l'épreuve et tout sera surmonté. Votre amour sera parfait du fait qu'il vous aura donné la force dans l'épreuve. Et ce qui vous manquera, je vous l'ajouterai en le prenant de mon immense trésor et en disant: "Père, tu le vois. Ils m'ont aimé en croyant que je suis venu de Toi". Descendu dans le monde, maintenant je le quitte et je vais au Père, et je prierai pour vous.”
“Oh! maintenant, tu t'expliques. Maintenant nous savons ce que tu veux dire et que tu sais tout et que tu réponds sans que personne t'interroge. Vraiment tu viens de Dieu!”
“Vous croyez maintenant? À la dernière heure? Cela fait trois ans que je vous parle! Mais déjà en vous opère le Pain qui est Dieu et le Vin qui est Sang qui n'est pas venu de l'homme et vous donne le premier frisson de la déification. Vous deviendrez des dieux si vous persévérez dans mon amour et dans ma possession. Non pas comme l'a dit Satan à Adam et Eve, mais comme je vous le dis. C'est le vrai fruit de l'arbre du Bien et de la Vie. Le Mal est vaincu en qui s'en nourrit, et la Mort est morte. Qui en mange vivra éternellement et deviendra "dieu" dans le Royaume de Dieu. Vous serez des dieux si vous restez en Moi. Et pourtant voilà… bien qu'ayant en vous ce Pain et ce Sang, puisque arrive l'heure où vous serez dispersés, vous vous en irez pour votre compte et vous me laisserez seul… Mais je ne suis pas seul. J'ai le Père avec Moi. Père, Père! Ne m'abandonne pas! Je vous ai tout dit… Pour vous donner la paix, ma paix. Vous serez encore opprimés. Mais ayez foi. J'ai vaincu le monde.”
Jésus se lève, ouvre les bras en croix et dit avec un visage lumineux la sublime prière au Père. Jean la rapporte intégralement.
Les apôtres pleurent plus ou moins ouvertement et bruyamment.
Pour finir, ils chantent un hymne.
Jésus les bénit, puis il ordonne: “Mettons nos manteaux maintenant et partons. André, dis au chef de maison de laisser tout ainsi, par ma volonté. Demain… cela vous fera plaisir de revoir ce lieu.” Jésus le regarde. Il paraît bénir les murs, le mobilier, tout. Puis il prend son manteau et s'éloigne, suivi des disciples. Près de Lui se trouve Jean auquel il s'appuie.
“Tu ne salues pas la Mère?” Lui demande le fils de Zébédée.
“Non. Tout est déjà fait. Ne faites pas de bruit.”
Simon, qui a allumé une torche à la lampe, éclaire le vaste corridor qui va à la porte. Pierre ouvre avec précaution le portail et ils sortent tous sur le chemin et puis, faisant jouer une clef, ils ferment du dehors et ils se mettent en route.
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/

Rendez-vous à la 1ère journée nationale des amis de Maria Valtorta

Dimanche 10 avril 2016, Deuxième dimanche après Pâques (Dimanche du Bon Pasteur)

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-16.
En ce temps-là, Jésus dit aux pharisiens : Je suis le bon pasteur. Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.
Mais le mercenaire, qui n'est pas le pasteur, et à qui les brebis n'appartiennent pas, voit venir le loup, laisse là les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse.
Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire et qu'il n'a nul souci des brebis.
Je suis le bon pasteur ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,
Comme mon Père me connaît, et que je connais mon Père, et je donne ma vie pour mes brebis.
J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut aussi que je les amène, et elles entendront ma voix et il y aura une seule bergerie et un seul pasteur.
Extrait de la Traduction de l'évangile selon le missel catholique Romain Tridentin.
Correspondance dans "l’Évangile tel qu'il m'a été révélé" de Maria Valtorta : Tome 7, Ch 215, p 389 - CD 7, piste 46 - 
Jésus, entré dans la ville par la Porte d'Hérode, est en train de la traverser pour se diriger vers le Tiropéon et le faubourg d'Ophel. “Nous allons au Temple?” demande l'Iscariote. “Oui.” “Attention à ce que tu fais!” disent plusieurs pour l'avertir. “Je ne m'y arrêterai que le temps de la prière.” “Ils vont te retenir.” “Non. Nous allons entrer par les portes du septentrion et nous sortirons par les portes du midi et ils n'auront pas le temps de s'organiser pour me nuire. À moins qu'il n'y ait toujours derrière Moi quelqu'un qui me surveille et me dénonce.” Personne ne réplique, et Jésus avance vers le Temple qui apparaît en haut de sa colline comme une sorte de spectre dans la lumière verte jaunâtre d'un sombre matin d'hiver, où le soleil qui se lève n'est guère qu'un souvenir qui s'obstine à rester présent cherchant à s'ouvrir un passage dans le lourd amas de nuages. Vain effort! La splendeur joyeuse de l'aurore est réduite à un reflet pâle d'un jaune irréel qui ne se diffuse pas mais est taché de teintes de plomb veiné de vert. Et sous cette lumière les marbres et les ors du Temple apparaissent pâles, tristes, je dirais lugubres, comme des ruines qui émergent d'une zone de mort. Jésus le regarde intensément en montant vers l'enceinte et il regarde les visages des voyageurs matinaux. La plupart sont d'humbles gens: jardiniers, bergers avec les animaux de boucherie, serviteurs ou ménagères qui vont au marché. Tous ces gens marchent silencieusement, enveloppés dans leurs manteaux, un peu penchés pour se défendre de l'air piquant du matin. Même les visages semblent plus pâles que ne le sont d'ordinaire les visages des gens de cette race. C'est la lumière étrange qui les rend ainsi verdâtres ou presque couleur de perle dans l'encadrement des étoffes colorées des manteaux dont le vert, le violet vif, le jaune intense ne peuvent guère envoyer des reflets roses sur les visages. Certains saluent le Maître, mais sans s'arrêter; ce n'est pas l'heure favorable. Des mendiants, il n'y en a pas encore pour jeter leurs cris lamentables aux carrefours ou sous les auvents qui couvrent les rues à chaque pas. L'heure et la saison contribuent pour Jésus à la liberté d'aller sans obstacle. Les voilà à l'enceinte: ils entrent et vont dans l'Atrium des Israélites. Ils prient pendant qu'un son de trompettes, d'argent je dirais à cause de leur timbre, annonce certainement quelque chose d'important en se répandant dans les collines et pendant que se répand un suave parfum d'encens qui empêche de sentir les autres odeurs moins agréables que l'on peut sentir sur le sommet du Moriah, c'est-à-dire la perpétuelle, je dirais la naturelle odeur des chairs égorgées et consumées par le feu, de farine brûlée, d'huile enflammée qui stagne toujours là-haut, plus ou moins forte, mais toujours présente à cause des holocaustes continuels. Ils s'en vont dans une autre direction et commencent d'être remarqués par les premiers qui accourent au Temple, par ceux qui lui appartiennent, par les changeurs et les marchands qui sont en train de monter leurs comptoirs ou leurs enclos. Mais ils sont trop peu nombreux, et leur surprise est telle qu'ils ne savent pas réagir. Ils échangent entre eux des paroles d'étonnement: “Il est revenu!” “Il n'est pas allé en Galilée comme on disait.” “Mais où était-il caché, qu'on ne le trouvait nulle part?” “Il veut vraiment les braver.” “Quel sot!” “Quel saint!” et ainsi de suite selon la mentalité de chacun. Jésus est déjà hors du Temple et il descend vers la rue qui va vers Ophel, quand au croisement des chemins qui vont vers Sion, il tombe sur l'aveugle-né, guéri depuis peu, qui chargé de paniers pleins de pommes parfumées s'en va allégrement, en plaisantant avec d'autres jeunes également chargés, qui vont dans un sens opposé au sien. Peut-être que pour le jeune homme la rencontre passerait inaperçue étant donné qu'il ignore le visage de Jésus et ceux des apôtres. Mais Jésus n'ignore pas le visage du miraculé, et il l'appelle. Sidonia, dit Bartolmaï se retourne et il regarde, interrogateur, cet homme de grande taille, et majestueux malgré la simplicité de son vêtement, qui l'appelle par son nom en se dirigeant vers une ruelle. “Viens ici” ordonne Jésus. Le jeune homme s'approche, sans poser son fardeau regarde du coin de l'œil Jésus et, croyant avoir à faire à un amateur de pommes, il Lui dit: “Mon maître les a déjà vendues, mais il en a encore si tu en veux. Elles sont belles et bonnes, arrivées hier des vergers de Saron. Et si tu en achètes beaucoup tu auras une forte remise, car…” Jésus lève la main droite en souriant pour arrêter la faconde du jeune homme et il lui dit: “Je ne t'ai pas appelé pour acheter des pommes, mais pour me réjouir avec toi et bénir avec toi le Très-Haut qui t'a fait une grâce.” “Oh! Oui! je ne cesse de le faire, à la fois pour la lumière que je vois et pour le travail que je puis faire, pour aider mon père et ma mère. J'ai fini par trouver un bon maître. Il n'est pas hébreux, mais il est bon. Les hébreux ne voulaient pas de moi car… car ils savent que j'ai été chassé de la synagogue” dit le jeune homme en posant ses paniers par terre. “Ils t'ont chassé? Pourquoi? Qu'as-tu fait?” “Moi rien. Je te l'assure. C'est le Seigneur qui a fait. Le sabbat Lui m'a fait trouver cet homme dont on dit qu'il est le Messie et Lui m'a guéri, comme tu vois. Et c'est pour cela qu'ils m'ont chassé.” “Alors Celui qui t'a guéri ne t'a pas rendu du tout un bon service” dit Jésus pour le tenter. “Ne le dis pas homme! C'est un blasphème de ta part! Avant tout il m'a montré que Dieu m'aime, puis il m'a donné la vue… Tu ne sais pas ce que c'est que "voir" car tu as toujours vu. Mais quelqu'un qui n'avait jamais vu! Oh!… C'est… Ce sont toutes les choses que l'on a avec la vue. Moi, je te dis que quand j'ai vu, là-bas près de Siloé, j'ai ri et pleuré, mais de joie, hein! J'ai pleuré comme je n'avais jamais pleuré dans mon malheur. Car j'ai compris alors combien il était grand et combien était bon le Très-Haut. Et puis je peux gagner ma vie et par un travail convenable. Et puis… - c'est ce que j'espère plus que tout, que me donne le miracle que j'ai eu -et puis j'espère pouvoir rencontrer l'homme qui se dit Messie et son disciple qui m'a…” “Et que ferais-tu, alors?” “Je voudrais le bénir Lui et son disciple. Et je voudrais dire au Maître, qui doit venir vraiment de Dieu, de me prendre pour son serviteur.” “Comment? À cause de Lui, tu es anathème, tu as du mal à trouver du travail, tu peux même être puni davantage, et tu veux le servir? Tu ne sais pas qu'ils sont tous persécutés ceux qui suivent Celui qui t'a guéri?” “Hé! je le sais! Mais c'est le Fils de Dieu, comme on le dit entre nous. Bien que ceux de là-haut (et il montre le Temple) ne veulent pas qu'on le dise. Et cela ne vaut-il pas la peine de tout quitter pour le servir?” “Tu crois donc au Fils de Dieu et à sa présence en Palestine?” “J'y crois. Mais je voudrais le connaître non seulement par l'intelligence mais avec tout moi-même. Si tu sais qui il est et où il se trouve, dis-le-moi, pour que j'aille à Lui et que je le voie et que je croie complètement en Lui et que je le serve.” “Tu l'as déjà vu, et il n'est pas nécessaire que tu ailles à Lui. Celui que tu vois en ce moment et qui te parle, c'est le Fils de Dieu.” Je ne pourrais l'affirmer avec certitude, mais il m'a semblé qu'en disant ces paroles, Jésus a eu pour ainsi dire une très brève transfiguration en devenant très beau et je dirais resplendissant. Je dirais que pour récompenser l'humble qui croit en Lui, et le confirmer dans sa foi, il a, pendant la durée d'un éclair, dévoilé sa future beauté, je veux dire celle qu'il assumera après la Résurrection et qu'il conservera au Ciel, sa beauté de créature humaine glorifiée, de corps glorifié et fondu dans l'inexprimable beauté de la Perfection qui Lui appartient. Un instant, dis-je, un éclair. Mais le coin à demi obscur, où ils se sont retirés pour parler, sous l'archivolte de la ruelle, s'illumine étrangement d'une clarté qui se dégage de Jésus qui, je le répète, devient très beau. Puis tout redevient comme avant, sauf le jeune homme qui maintenant est par terre, la figure dans la poussière, et qui adore en disant: “Je crois, Seigneur, mon Dieu!” “Lève-toi. Je suis venu dans le monde pour apporter la lumière et la connaissance de Dieu et pour éprouver les hommes et les juger. Ce temps qui est le mien est un temps de choix, d'élection, et de sélection. Je suis venu pour que ceux qui sont purs de cœurs et d'intention, les humbles, les doux, ceux qui aiment la justice, la miséricorde, la paix, pour que ceux qui pleurent et que ceux qui savent donner aux diverses richesses leur valeur réelle et préférer les spirituelles aux matérielles, trouvent ce à quoi leur esprit aspire, et pour que ceux qui étaient aveugles, parce que les hommes ont élevé des murailles épaisses pour empêcher la Lumière, c'est-à-dire la connaissance de Dieu, voient clair, et pour que ceux qui se croient voyants deviennent aveugles…” “Alors tu hais une grande partie des hommes et tu n'es pas bon, comme tu dis l'être. Si tu l'étais, tu chercherais à ce que tous voient clair et que ceux qui y voient déjà ne deviennent pas aveugles” interrompent certains pharisiens qui sont arrivés de la rue principale et se sont approchés avec d'autres, prudemment, par derrière le groupe apostolique. Jésus se retourne et les regarde. Il n'a sûrement plus la transfiguration d'une douce beauté, maintenant. C'est un Jésus bien sévère celui qui fixe sur ses persécuteurs son regard de saphir, et sa voix n'a plus la note d'or de la joie, mais la note du bronze, et comme le son du bronze elle est incisive et sévère alors qu'il répond: “Ce n'est pas Moi qui veux qu'ils ne voient pas la vérité ceux qui à présent la combattent. Mais ce sont eux-mêmes qui élèvent des plaques devant leurs pupilles pour ne pas voir et ils se rendent aveugles par leur libre volonté. Et le Père m'a envoyé pour que la séparation se fasse et que l'on connaisse vraiment les fils de la Lumière et ceux des Ténèbres, ceux qui veulent voir et ceux qui veulent se rendre aveugles.” “Nous sommes peut-être, nous aussi de ces aveugles?” “Si vous l'étiez et cherchiez à voir, vous ne seriez pas fautifs. Mais c'est parce que vous dites: "Nous y voyons", et ensuite ne voulez pas voir que vous péchez. Votre péché demeure parce que vous ne cherchez pas à voir tout en étant des aveugles.” “Et que devons-nous voir?” “La Voie, la Vérité, la Vie. Un aveugle-né, comme l'était celui-ci, peut toujours avec son bâton trouver la porte de sa maison et y entrer parce qu'il la connaît. Mais si on l'amenait dans d'autres endroits, il ne pourrait entrer par la porte de la nouvelle maison parce qu'il ne saurait pas où elle se trouve et il se heurterait contre les murs. Le temps de la Loi nouvelle est venu. Tout se renouvelle et un monde nouveau, un nouveau peuple, un nouveau royaume se lèvent. Maintenant ceux du temps passé ne connaissent pas tout cela. Eux connaissent leur temps. Ils sont comme des aveugles amenés dans un nouveau pays où se trouve la maison royale du Père, mais de laquelle ils ne connaissent pas l'emplacement. Je suis venu pour les conduire et les y introduire et pour qu'ils voient. Mais je suis Moi-même la Porte par laquelle on accède à la maison paternelle, au Royaume de Dieu, à la Lumière, au Chemin, à la Vérité, à la Vie. Et je suis aussi Celui qui est venu pour rassembler le troupeau resté sans guide et pour le conduire dans un unique bercail: dans celui du Père. Je connais la porte du Bercail car je suis en même temps la Porte et le Berger, et j'y entre et en sors comme et quand je veux, et j'y entre librement, et par la porte, car je suis le vrai Berger. Quand quelqu'un vient donner aux brebis de Dieu d'autres indications, ou cherche à les dévoyer en les amenant à d'autres demeures et d'autres chemins, ce n'est pas le bon Berger, mais un faux berger. Et de même celui qui n'entre pas par la porte du bercail, mais cherche à y entrer par un autre endroit en sautant par dessus la clôture, n'est pas le berger mais un voleur et un assassin qui y entre avec l'intention de voler et de tuer, pour que les agneaux qu'il prend n'aient pas de voix pour se plaindre et n'attirent pas l'attention des gardiens et du berger. Et aussi parmi les brebis du troupeau d'Israël, des faux bergers cherchent à s'insinuer pour les faire sortir des pâturages, loin du vrai Berger. Et ils y entrent, disposés à les arracher au troupeau par la violence, et à l'occasion ils sont disposés aussi à les tuer et les frapper de tant de manières, pour les empêcher de parler et de dire au Berger les ruses des faux bergers et de crier vers Dieu de les protéger contre leurs adversaires et les adversaires du Berger. Je suis le bon Berger et mes brebis me connaissent, et me connaissent ceux qui sont pour toujours les portiers du vrai Bercail. Eux ont connu Moi et mon Nom et ils l'ont dit pour qu'il fût connu d'Israël, et ils m'ont décrit et ils ont préparé mes chemins, et quand ma voix s'est fait entendre, voilà que le dernier d'entre eux m'a ouvert la porte en disant au troupeau qui attendait le vrai Berger, au troupeau groupé autour de son bâton: "Voici! Celui-ci est Celui dont j'ai dit qu'il vient derrière moi. Un qui me précède parce qu'il existait avant moi et moi, je ne le connaissais pas. Mais pour cela, pour que vous soyez prêts à le recevoir, je suis venu baptiser avec l'eau pour qu'il soit manifesté en Israël". Et les bonnes brebis ont entendu ma voix et quand je les ai appelées par leurs noms, elles sont accourues et je les ai amenées avec Moi, comme le fait un bon berger que les brebis reconnaissent à la voix et qu'elle suivent partout où il va. Et quand il les a fait toutes sortir, il marche devant elles, et elles le suivent car elles aiment la voix du berger, alors qu'elles ne suivent pas un étranger, mais au contraire fuient loin de lui, parce qu'elles ne le connaissent pas et le craignent. Moi aussi, je marche devant mes brebis pour leur indiquer le chemin et pour affronter le premier les dangers et les signaler au troupeau que je veux conduire en lieu sûr dans mon Royaume.” “Israël ne serait-il plus le royaume de Dieu?” “Israël est le lieu d'où le peuple de Dieu doit s'élever à la vraie Jérusalem et au Royaume de Dieu.”  “Et le Messie promis, alors? Ce Messie que tu affirmes être, il ne doit donc pas rendre Israël triomphant, glorieux, maître du monde, en assujettissant à son sceptre tous les peuples et en se vengeant, oh! en se vengeant férocement de tous ceux qui l'ont assujetti depuis qu'il est peuple? Rien de cela n'est vrai, alors? Tu nies les prophètes? Tu traites de sots nos rabbis? Tu…” “Le royaume du Messie n'est pas de ce monde. C'est le Royaume de Dieu, fondé sur l'amour. Il n'est rien d'autre. Le Messie n'est pas le roi des peuples et des armées, mais le roi des esprits. C'est du peuple élu que viendra le Messie, de la souche royale, et surtout de Dieu qui l'a engendré et envoyé. C'est par le peuple d'Israël qu'a commencé la fondation du Royaume de Dieu, la promulgation de la Loi d'amour l'annonce de la Bonne Nouvelle dont parle le prophète. Mais le Messie sera Roi du monde, Roi des rois, et son Royaume n'aura pas de limites ni de frontières, ni dans le temps, ni dans l'espace. Ouvrez les yeux et acceptez la vérité.” “Nous n'avons rien compris à ton radotage. Tu dis des paroles qui n'ont pas de sens. Parle et réponds sans paraboles. Es-tu, oui ou non, le Messie?” “Et vous n'avez pas encore compris? C'est pour cela que je vous ai dit que je suis la Porte et le Berger. Jusqu'à présent, personne n'a pu entrer dans le Royaume de Dieu parce qu'il était muré et sans issue, mais maintenant je suis venu, et la porte d'entrée est faite.” “Oh! d'autres ont dit qu'ils étaient le Messie, et on les a reconnus ensuite pour des voleurs et des rebelles, et la justice humaine a puni leur rébellion. Qui nous assure que tu n'es pas comme eux? Nous sommes las de souffrir et de faire souffrir au peuple la rigueur de Rome, grâce à des menteurs qui se disent rois et qui poussent le peuple à la révolte!” “Non. Elle n'est pas exacte votre phrase. Vous ne voulez pas souffrir, cela est vrai. Mais que le peuple souffre, vous n'en souffrez pas. C'est si vrai, qu'à la rigueur de ceux qui nous dominent, vous ajoutez votre rigueur, en opprimant le menu peuple par des dîmes exagérées et par beaucoup d'autres choses. Qui vous assure que je ne suis pas un malandrin? Mes actions. Ce n'est pas Moi qui rends lourde la main de Rome, mais au contraire, puisqu'il m'arrive de la rendre plus légère en conseillant l'humanité à ceux qui nous dominent et la patience à ceux qui sont dominés. Au moins cela.” C'est l'avis de beaucoup de gens. En effet maintenant l'auditoire a beaucoup augmenté et ne cesse de croître au point que le trafic en est gêné sur la grande rue, et que les gens refluent tous dans la ruelle, sous les voûtes de laquelle les voix se répercutent. Ils approuvent Jésus en disant: “Bien dit pour les dîmes, c'est vrai! Lui nous conseille la soumission et aux romains la pitié.” Les pharisiens, comme toujours, s'aigrissent à cause des approbations de la foule et ils deviennent encore plus mordants dans le ton avec lequel ils s'adressent au Christ: “Réponds, sans tant de paroles, et prouve que tu es le Messie.” “En vérité, en vérité je vous dis que je le suis. C'est Moi, Moi seul qui suis la Porte du Bercail des Cieux. Qui ne passe pas par Moi ne peut entrer. Certes, il y a eu d'autres faux Messies et il y en aura encore. Mais l'unique et véritable Messie, c'est Moi. Combien sont venus jusqu'ici se disant tels, qui ne l'étaient pas, mais étaient seulement des voleurs et des brigands. Et pas seulement ceux qui se faisaient appeler Messie par un petit nombre de gens de leur mentalité, mais aussi d'autres encore qui sans se donner ce nom exigent pourtant une adoration qui n'est pas même donnée au véritable Messie. Entende celui qui a des oreilles pour entendre. Cependant remarquez: les brebis n'ont écouté ni les faux Messies, ni les faux bergers et maîtres, car leur esprit sentait la fausseté de leur voix qui voulait se montrer douce et était cruelle. Seuls les boucs les ont suivis pour être leurs compagnons de scélératesse. Les boucs sauvages, indomptés, qui ne veulent pas entrer dans le Bercail de Dieu, sous le sceptre du vrai Roi et Berger. Parce que cela maintenant on l'a en Israël. Celui qui est le Roi des rois devient le Berger du Troupeau, tandis qu'autrefois celui qui était berger de troupeaux devint roi, et l'Un et l'autre viennent d'une souche unique, de celle d'Isaï, comme il est dit dans les promesses et les prophéties. Les faux bergers n'ont pas parlé sincèrement ni réconforté. Ils ont dispersé et torturé le troupeau ou l'ont abandonné aux loups, ou l'ont tué pour en tirer profit en les vendant pour s'assurer la vie, ou lui ont enlevé les pâturages pour en faire des maisons de plaisirs et des bosquets pour les idoles. Savez-vous ce que sont les loups? Ce sont les passions mauvaises, les vices que les faux bergers eux-mêmes ont enseigné au troupeau, en les pratiquant eux les premiers. Et savez-vous ce que sont les bosquets des idoles? Ce sont les propres égoïsmes devant lesquels trop de gens brûlent de l'encens. Les deux autres choses n'ont pas besoin d'être expliquées, car le sens des mots n'en est que trop clair. Mais que les faux bergers agissent ainsi, c'est logique. Ce ne sont que des voleurs qui viennent pour dérober, tuer et détruire les brebis, pour les amener hors du bercail dans de faux pâturages, ou les conduire dans de faux bercails qui ne sont que des abattoirs. Mais celles qui viennent vers Moi sont en sécurité, et elles pourront sortir pour aller à mes pâturages ou rentrer pour venir à mes repos et devenir robustes et grasses avec des sucs de sainteté et de santé. Car je suis venu pour cela: pour que mon peuple, mes brebis, jusqu'ici maigres et affligées, aient la vie et une vie abondante, une vie de paix et de joie. Et c'est tellement ma volonté, que je suis venu pour donner ma vie, afin que mes brebis aient la Vie pleine et abondante des fils de Dieu. Je suis le bon Pasteur. Et un pasteur, quand il est bon, donne sa vie pour défendre son troupeau des loups et des voleurs, tandis que le mercenaire, qui n'aime pas les brebis mais l'argent qu'il gagne pour les mener au pâturage, ne se préoccupe que de se sauver lui-même avec son pécule dans son sein, et quand il voit venir le loup ou le voleur, il s'enfuit, quitte à revenir ensuite pour prendre quelque brebis laissée à moitié morte par le loup ou égarée par le voleur, et tuer la première pour la manger, ou vendre comme sienne la seconde pour grossir son magot et dire ensuite au maître, avec des larmes mensongères, qu'il ne s'est pas sauvé une seule brebis. Qu'importe au mercenaire que le loup saisisse et disperse les brebis, et que le voleur en fasse une razzia pour les mener au boucher? A-t-il peut-être veillé sur elles pendant qu'elles grandissaient et s'est-il donné du mal pour les rendre robustes? Mais celui qui est le maître, et qui sait combien coûte une brebis, combien d'heures de fatigue, combien de veilles, combien de sacrifices, celui-là les aime et a soin de ces brebis qui sont son bien. Mais Moi, je suis plus qu'un maître. Je suis le Sauveur de mon troupeau et je sais combien me coûte même le salut d'une seule âme, et ainsi je suis prêt à tout pour sauver une âme. Elle m'a été confiée par mon Père. Toutes les âmes m'ont été confiées avec l'ordre d'en sauver un nombre immense. Plus je réussirai à en arracher à la mort de l'esprit, plus mon Père en aura de gloire. Et c'est pour cela que je lutte pour les délivrer de tous leurs ennemis, c'est-à-dire de leur MO?., du monde, de la chair, du démon, et de mes adversaires qui me les disputent pour m'affliger. Moi, je fais cela parce que je connais la Pensée de mon Père. Et mon Père m'a envoyé pour faire cela parce qu'Il connaît mon amour pour Lui et pour les âmes. Et aussi les brebis de mon troupeau me connaissent Moi et mon amour, et elles sentent que je suis prêt à donner ma vie pour leur donner la joie. Et j'ai d'autres brebis, mais elles ne sont pas de ce Bercail. Aussi elles ne me connaissent pas pour ce que je suis, et beaucoup ignorent que j'existe et qui je suis. Brebis qui à beaucoup d'entre vous semblent pire que des boucs sauvages et que vous jugez indignes de connaître la Vérité et d'avoir la Vie et le Royaume. Et pourtant, il n'en est pas ainsi. Le Père les veut aussi celles-là, et je dois donc les approcher, me faire connaître, faire connaître la Bonne Nouvelle, les conduire à mes pâturages, les rassembler. Et elles aussi écouteront ma voix, et elles finiront par l'aimer. Et il y aura un seul Bercail sous un seul Pasteur, et le Royaume de Dieu sera formé sur la Terre, prêt à être transporté et accueilli dans les Cieux, sous mon sceptre et mon signe et mon vrai Nom. Mon vrai Nom! Il est connu de Moi seulement! Mais quand le nombre des élus sera complet et qu'au milieu des hymnes d'allégresse ils s'assoiront au grand repas de noces de l'Époux avec l'Épouse, alors mon Nom sera connu de mes élus qui par fidélité à Lui se sont sanctifiés, même sans connaître toute l'étendue et toute la profondeur de ce que c'est d'être marqués de mon Nom, et récompensés de leur amour pour Lui, ni quelle est la récompense… C'est cela que je veux donner à mes brebis fidèles, ce qui est ma joie même…” Jésus tourne ses yeux extatiques brillants de pleurs sur les visages tournés vers Lui et un sourire tremble sur ses lèvres, un sourire tellement spiritualisé dans un visage spiritualisé, qu'un frisson secoue la foule qui se rend compte du ravissement du Christ en une vision béatifique et son désir d'amour de la voir accomplie. Il se ressaisit. Il ferme un instant les yeux pour cacher le mystère que voit son esprit et que l'œil pourrait trop trahir. Et il reprend: “C'est pour cela que le Père m'aime, ô mon peuple, ô mon troupeau! Parce que pour toi, pour ton bien éternel, je donne la vie. Ensuite, je la reprendrai. Mais avant je la donnerai pour que tu aies la vie et ton Sauveur pour ta propre vie. Et je la donnerai de sorte que tu t'en repaisses, me changeant de Pasteur en pâturage et en source qui donneront nourriture et boisson, non pas pour quarante années comme pour les hébreux dans le désert, mais pour tout le temps de l'exil à travers les déserts de la Terre. Personne, en réalité, ne m'enlève la vie. Ni ceux qui en m'aimant de tout eux-mêmes méritent que je m'immole pour eux, ni ceux qui me l'enlèvent à cause d'une haine sans mesure et d'une sotte peur. Personne ne pourrait me l'enlever si de Moi-même, je ne consentais pas à la donner et si le Père ne le permettait pas, pris tous les deux d'un délire d'amour pour l'Humanité coupable. C'est de Moi-même que je la donne, et j'ai le pouvoir de la reprendre quand je veux car il n'est pas convenable que la Mort puisse l'emporter sur la Vie. C'est pour cela que le Père m'a donné ce pouvoir, et même que le Père m'a commandé de le faire. Et par ma vie, offerte et consumée, les peuples deviendront un Peuple unique: le mien, le Peuple céleste des fils de Dieu, pour séparer dans les peuples les brebis des boucs et pour que les brebis suivent leur Pasteur dans le Royaume de la Vie éternelle.” Jésus, qui jusqu'alors a parlé à haute voix, s'adresse à voix basse à Sidonia dit Bartolmaï, toujours resté devant Lui avec à ses pieds son panier de pommes odorantes, et il lui dit: “Tu as tout oublié pour Moi. Maintenant tu vas certainement être puni et perdre ta place. Tu vois? Je t'apporte toujours de la souffrance. Pour Moi, tu as perdu la synagogue, et maintenant tu vas perdre ton maître…” “Et qu'est-ce que je m'en fais si je te possède Toi? Toi seul as de la valeur pour moi. Et je quitte tout pour te suivre, pourvu que tu me le permettes. Laisse-moi seulement porter ces fruits à leur acheteur et puis je suis à Toi.” “Allons ensemble. Puis nous irons chez ton père, car tu as un père et tu dois l'honorer en lui demandant sa bénédiction.” “Oui, Seigneur, tout ce que tu veux. Pourtant, instruis-moi beaucoup car je ne sais rien, pas même lire et écrire puisque j'étais aveugle.” “Ne t'en préoccupe pas. Ta bonne volonté te servira d'école.” Et il s'éloigne pour revenir sur la rue principale, pendant que la foule commente, discute, se querelle même, hésitant entre les avis opposés qui sont toujours les mêmes: Jésus de Nazareth est-il un possédé ou un saint? Les gens, en désaccord, discutent pendant que Jésus s'éloigne.
Extrait de la Traduction de “L’évangile tel qu’il m’a été révélé” de Maria Valtorta ©Centro Editoriale Valtortiano, Italie http://www.mariavaltorta.com/
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